Investissements non-forestiers : plaidoyer pour les autochtones | Land Portal | Sécurisation des droits fonciers à travers les données ouvertes
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français

Date: 7 novembre 2017

Source: Farmlandgrab

Le Centre pour l’environnement et le développement lance un projet pour agir contre les changements du couvert forestier consécutif à ce type d’investissement.

Il faut que les autochtones bénéficient de l’exploitation forestière ! Plus qu’un plaidoyer, c’est un véritable cri de cœur que le Centre pour l’environnement et le développement (CED) a lancé récemment à l’endroit des gouvernants et des exploitants forestiers. C’était au cours d’un atelier de restitution d’une analyse menée sur la conversion des forêts par de grands investissements en Afrique centrale. A en croire l’organisme, les populations riveraines des forêts continuent de souffrir de l’exploitation illégale de leur milieu de vie. Pis encore, cet espace se trouve gravement impacté du fait des investissements non-forestiers.

D’après Samuel Nguiffo, le secrétaire général du CED, la conversion des terres consiste à défricher les forêts naturelles pour divers usages dans les secteurs tels que l’agriculture, les mines et les infrastructures. Une récente étude a estimé à 10 millions d’hectares, les superficies déjà attribuées à des investissements dans ces secteurs. C’est ainsi que le CED, en partenariat avec des Ong d’Afrique centrale, a développé le projet Agir sur les défis de l’Accord de partenariat volontaire (APV) : exploitation illégale et changement du couvert forestier dans le cadre d’investissements non-forestiers. L’objectif étant de réduire les risques d’exploitation forestière illégale dans le cadre des grands investissements.

L’étude menée dans le but de renseigner sur la légalité de l’exploitation du bois dans les grands investissements a révélé entre autres que les critères techniques ne sont pas pris en compte dans la conversion des forêts et l’exploitation du bois qui en découle. L’inquiétude du CED est d’autant plus profonde qu’à ce jour, il n’existe pas de plans nationaux d’affectation des terres. En guise de recommandation, l’analyse suggère qu’un cadre national répertoriant l’ensemble des droits sur la terre, le sous-sol et la forêt soit adopté, qu’une planification de l’utilisation des terres soit faite dans la conduite des investissements, entre autres.

 

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