Date: 1er Août 2018
Source: Elmoudjahid.com
Par: D. Akila
La réponse au défi de la sécurité alimentaire réside, entre autres, dans l’assainissement du foncier agricole, l’exploitation optimale du potentiel de production du secteur, mais aussi, dans la contribution de l’investissement privé qui s’avère incontournable dans le contexte économique actuel.
La réponse au défi de la sécurité alimentaire réside, entre autres, dans l’assainissement du foncier agricole, l’exploitation optimale du potentiel de production du secteur, mais aussi, dans la contribution de l’investissement privé qui s’avère incontournable dans le contexte économique actuel. Toute une stratégie qui s’impose pour atteindre les projections à court terme, à savoir, une croissance agricole moyenne de 5%, une valeur de production de 4.300 milliards de DA, une réduction de plus de 2 milliards de dollars de la facture des importations et un objectif d’exportation de 1,1 milliards de dollars. L’Algérie qui dispose de terres à haut potentiel est en mesure de doubler sa production annuelle si les terres laissées en jachère sont exploitées. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche vient, à juste titre, souligner la détermination de son département d’accroître et d’élargir les superficies agricoles fertiles et irriguées et récupérer les terres agricoles jusque-là non exploitées. M. Abdelkader Bouazghi a affirmé, dans ce sens, que son secteur agit conformément à des orientations portant sur la protection et la préservation des terres agricoles fertiles, et la régularisation définitive de la situation juridique de ces terres par le recensement de chaque hectare non exploité. Aussi, le secteur aspire à travers le projet d’extension des surfaces irriguées à deux millions d’hectares en 2020, à atteindre les 850.000 ha de terres irriguées dans les Hauts plateaux, 716.000 ha dans le Sud et 581.000 ha dans les wilayas du nord. Des objectifs censés concourir à optimiser les taux de contribution des surfaces ainsi irriguées dans la production agricole nationale, qui passera de 40% à plus de 70%, une fois le projet achevé. La problématique des terres en jachère est également prise en charge puisque le gouvernement a prévu l’extension des surfaces agricoles irriguées pour les porter à un million d’hectares, soit un total de deux millions de ha, grâce notamment à la valorisation et la consolidation du potentiel existant sur une surface de 261.000 hectares, la création de nouveaux périmètres avec la mise en valeur effective de 370.000 hectares, et la création de nouveaux grands périmètres d’irrigation totalisant 331.000 hectares. Il sera question de soutenir l’agriculture saharienne, qui a fait ses preuves dans différentes filières, par la création de nouveaux périmètres de mise en valeur. L’investissement privé étant déterminant, dans cette phase de transformation de l’économie nationale, en particulier dans le secteur agricole, l’action du gouvernement portera par conséquent sur la mise en valeur des fermes pilotes par le biais de leur concession à des investisseurs sur la base de cahiers des charges. Une initiative censée contribuer à un meilleur contrôle de l’exploitation agricole. Une autre option portera sur l’incitation au partenariat entre des investisseurs nationaux et étrangers pour le développement d’une agriculture intensive et moderne, dans les domaines animal et végétal, notamment dans le Sud du pays et les Hauts plateaux, deux régions qui renferment d’énormes potentialités et qui bénéficient de l’intérêt des pouvoirs publics pour consolider la diversification économique du pays.