Soutenir l’agro-industrie en Afrique, c’est investir efficacement dans son développement | Land Portal

En 2013, le secteur agroalimentaire en Afrique pesait environ 313 milliards de dollars et employait 70% des personnes les plus pauvres du continent. Le potentiel du secteur est si prometteur que des organisations internationales affichent leur optimisme en annonçant qu’il était possible de tripler cette valeur et de créer des emplois supplémentaires afin de sortir de la pauvreté des millions de personnes.

Un rapport publié en mars 2013 par la Banque Mondiale assure qu’une telle perspective n’est pas utopique. Le document assure que l’agroalimentaire africain a les moyens de peser mille milliards de dollars d’ici 2030. Si ce scénario optimiste s’avérait, les exportations agricoles africaines domineraient largement le marché mondial, l’autosuffisance alimentaire serait atteinte, les agriculteurs du continent deviendraient plus compétitifs et à même d’apporter un nouveau souffle à l’économie de nos États, déjà en difficultés face à la conjoncture économique mondiale. 

L’Afrique importe une partie de sa nourriture pour une facture prévue de 110 milliards de dollars annuel d’ici 2025. Des problèmes comme la pandémie à Coronavirus et les changements climatiques sont venus faire basculer plus de deux-tiers des ménages en sécurité alimentaire dans l’insécurité depuis juin 2020. À cela, s’ajoutent l’augmentation du prix des denrées et la croissance démographique.

Le secteur agro-industriel est donc désormais une priorité non seulement pour les États du continent, mais aussi pour les acteurs du privé. C’est à juste titre que de nombreux panels et tables rondes stratégiques tels que « Insécurité alimentaire : comment le secteur privé peut contribuer à l’autosuffisance » ou encore « La compétitivité de l’agro-industrie en Afrique » ont été consacrés à l’apport du secteur privé dans l’atteinte de l'autosuffisance alimentaire, lors de la 8ème édition du Africa CEO Forum, qui s’est tenu du 13 au 14 juin 2022 à Abidjan.

Parmi les centaines de dirigeants d’entreprises présents à cet événement considéré comme le plus grand rassemblement du secteur privé d’Afrique, on comptait Bernard Ayitee, Directeur général d’OBARA Capital, le premier hedge fund africain créé en 2018. Ce dernier, ne manque aucune occasion de rappeler le potentiel de l’agriculture africaine et le devoir que chaque acteur économique à l’accompagner pour faire de la souveraineté alimentaire une réalité. « Il faut changer de paradigme au sujet du secteur agricole qui est aujourd’hui, dans la plupart des pays africains, appréhendé comme une filière de subsistance. Au-delà de lauto-suffisance alimentaire, les États africains doivent concrétiser leur potentiel agricole. Pour cela, ils doivent identifier leurs avantages compétitifs respectifs et investir stratégiquement en associant investissements privés et politiques publiques ciblées (sécurisation du foncier, R&D, mesures fiscales, etc.). Cela permettra à lAfrique de peser dans la nouvelle donne géostratégique mondiale grâce à une prééminence agro-industrielle. » a t-il martelé

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OBARA Capital a à son actif des levées de fonds effectuées au bénéfice de plusieurs entreprises du secteur agricole. Au Bénin, en 2021, la Société pour le Développement du Coton (SODECO), première égreneuse de coton africain avec 17 usines réparties à travers le Bénin, accompagnée par OBARA Capital, a ainsi levé plus de 250 millions d’euros en trois ans pour diversifier ses sources de financement. La rigueur de l’entreprise et la qualité des relations commerciales qu’elle a su développer, ont déterminé ces importantes levées de fonds. « Cette transaction est cohérente avec lambition d'OBARA Capital de doter les champions africains, surtout ceux du secteur agricole, de ressources financières à des conditions leur permettant de rivaliser avec leurs pairs internationaux. » avait déclaré le Directeur général d’OBARA Capital après la dernière levée fonds de 80 millions de l’entreprise. 

La même année, en Côte d’Ivoire, c’est dans un contexte particulièrement difficile, marqué par la pandémie à Coronavirus que Kineden, négociant ivoirien de cacao, conseillé par OBARA Capital, a pu effectuer son entrée sur les marchés financiers offshore, en levant auprès d’une banque internationale un fonds de 8,5 millions d’euros, qui lui a permis de financer sa campagne cacaoyère 2021-2022.

Ce genre d’initiatives et d’actions permet de créer de la valeur pour les investisseurs privés africains du secteur agro-industriel, tout en leur offrant des solutions de financement efficaces et adaptées à leurs spécificités; Ceci favorise un cercle vertueux qui contribue indéniablement à la souveraineté alimentaire du continent.

Les Chefs d’États et de gouvernement africain convaincus d’investir dans le secteur agricole et agroalimentaire, ont signé il y a quelques années, le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) dans le but d’éliminer la faim et de réduire la pauvreté grâce à l’agriculture. Ces derniers, en signant cette convention, ont accepté d’investir 10% au moins de leurs budgets dans l’agriculture et d’augmenter la productivité et la transformation agricole d’au moins 6%.

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